Votons Front de Gauche : un texte de Thierry Goyet, Secrétaire Départemental du PCF

Le 7 juin, votons Front de Gauche pour sanctionner Sarkozy et changer d’Europe


6 mai 2009

29 janvier, 19 mars, 1er mai : des millions de personnes dans la rue manifestent pour dire leur ras-le-bol de la politique de Sarkozy et réclamer d’autres choix pour sortir de la crise : augmenter les salaires et les pensions, lutter contre les licenciements, conforter et développer les services publics, donner à la jeunesse de vrais droits à la formation, à des emplois stables...

La réponse de M. Sarkozy et de ses ministres aux manifestants sonne comme une provocation : « nous vous avons compris, nous ne changerons rien ».

Face à la crise mondiale du capitalisme qui, avec la complicité des grands patrons et du Medef, jette des milliers de salariés au chômage chaque semaine, les réponses sarkozystes relèvent de l’obstination dévastatrice : poursuite des cadeaux fiscaux aux entreprises, aux riches et injection de centaines de milliards dans le tonneau des Danaïdes de la finance.

Mme Parisot, patronne du Medef, en rajoute même une couche en demandant que la suppression de la taxe professionnelle, un impôt utile supporté par les entreprises, ne soit pas compensée. Pour elle, les collectivités proches des citoyens doivent supprimer des emplois de fonctionnaires, diminuer leur action publique, renoncer aux investissements utiles aux populations et à la relance. Ces patrons sont des voyous. Le chef de bande s’appelle Sarkozy.

Les salariés, les fonctionnaires, les retraités, les chômeurs, les étudiants en lutte apprécieront. On pense en particulier à ceux qui ont perdu leur emploi, chez Doux, Dandy... et à ceux qui mènent des luttes exemplaires pour sauver l’activité et l’emploi à la SBFM, MPAP ou plus loin chez Continental et malheureusement dans bien d’autres boîtes. On pense aux enseignants, qui avec les élus, refusent les fermetures de classes, les suppressions de postes. On pense à cette jeunesse, à ces étudiants qui “s’obstinent” à vouloir des formations de qualité.

Unité dans la rue, unité dans les urnes

Nous sommes ensemble dans la rue, et nous devons nous retrouver ensemble dans les urnes le 7 juin, unis par le bulletin de vote « Front de Gauche ».

Ce jour-là, Sarkozy n’entendra qu’un message : stop ou encore. Alors que l’on dit « Stop » dans la rue, ne pas voter serait un signe contraire. Depuis que l’Europe existe, ses dirigeants ne veulent pas que les peuples s’en occupent. Ils ont aujourd’hui, coincé dans la gorge, le NON au référendum de 2005. Pas étonnant qu’ils nous endorment, nous ignorent, misent sur l’abstention.

Le Front de Gauche qui rassemble le PCF, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire a tendu la main, à tous ceux qui, à gauche, veulent changer d’Europe, veulent construire des majorités politiques porteuses d’autres solutions face à la crise. Malgré cet appel, certains continuent à céder aux sirènes libérales, d’autres préfèrent se replier dans le sectarisme et jouer leur carte personnelle à l’unité et à la recherche de solutions. Cette élection est importante. L’Europe de la concurrence acharnée entre les peuples et les territoires, l’Europe de la libre circulation des capitaux et des pleins pouvoirs aux multinationales, c’est la crise. La politique de Sarkozy, c’est la crise. Le vote pour le Front de Gauche, c’est s’y opposer et porter des solutions neuves, efficaces et profondément humaines : SMIC européen, droits de femmes et des jeunes, développement des services publics, pôle public financier et bancaire. Soyons tous en campagne pour faire voter pour la liste du Front de Gauche conduite par Jacques Généreux.

Thierry GOYET, Secrétaire départemental du PCF

Légende : Rencontre avec les travailleurs de la SBFM le 3 avril 2009 : Pierre Le Menahès, responsable CGT, Jacques Généreux, tête de liste de Front de Gauche pour la circonscription de l’Ouest ; Gérard Perron, Maire-conseiller général d’Hennebont, candidat sur la liste Front de Gauche, Daniel Gilles, animateur du comité de soutien morbihannais du Front de Gauche, Thierry Goyet, secrétaire départemental du PCF